Je ne veux pas m’intéresser à vous, j’ai trop à faire avec moi.
Je ne veux pas faire d’effort pour vous découvrir tant que vous ne vous êtes pas vous-même découvert. Tant que vous n’avez pas rassemblé assez d’argent pour aller acheter la plus belle pioche et entrepris de suffisamment creuser en vous pour remonter à la surface du Monde vos trésors.
Pas les trésors des 1ères portes rencontrées sur la piste, celles que n’importe quel crocheteur de grand chemin peut forcer. Non, ceux-là, on les trouve partout ailleurs, je vous parle d’autre chose.
Je vous parle de vos trésors les mieux enfouis en vous, ceux cachés derrière quelques trappes masquées par les ronces de vos années passées à côté de vous-même.
Ces trappes que seules les clés forgées par vos soins, avec les matériaux rares glanés sur la route, peuvent ouvrir. Celles qui révèlent les trésors les plus brillants.
Et quand une fois à la surface, tout ébahi, vous constaterez à leur examen que ces trésors rutilants sont d’une simplicité sans nom et ont été découverts par foule d’autres aventuriers, vous aurez compris que la véritable pépite, la vraie singularité de cette aventure, c’était la découverte de vos dédales et la confection de vos clés.
Comment ces culs de sac nécessaires vous ont mené à combattre vos hydres et vos chiens enragés.
Comment cet air que vous avez innocemment sifflé vous aura soudainement apporté la bénédiction des fées.
Comment, avec la confiance que vous lui avez accordé, ce vieil ami le Vent vous aura déposé sur le bon chemin.
Comment vous aurez ri en vous voyant rire de cette épopée lors du passage dans le labyrinthe aux miroirs.
Alors votre âme ragaillardie par cette épopée à rendre Ulysse jaloux, vous n’aurez d’autre obsession que de chanter au Monde votre quête
singulière.
singulière.
Et la puissance de votre mélodie réveillera la flamme des autres spéléologues endormis et les poussera à réouvrir le livre de leur légende personnelle.
Et le Soleil lui-même, ébloui un court instant, arrêtera sa course pour tendre l’oreille et repartir un peu plus brillant.
Ainsi vous m’aurez pris gentiment par le bras, m’aurez installé dans un fauteuil et m’aurez sommé d’écarquiller grand les yeux pour rappeler mon
enfant au bon souvenir de ces contes qui lui ont fait jadis trouver le sommeil avec un sourire d’éternité.
enfant au bon souvenir de ces contes qui lui ont fait jadis trouver le sommeil avec un sourire d’éternité.
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quête intérieure
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Léo
Créateur du blog. Pourquoi j'écris ? Pour m'amuser et pour voir ce que j'ai dans le ventre. J'en apprends toujours plus sur moi après écriture que pendant. Le but de ce blog ? Exprimer mes couleurs et pouvoir rassembler ceux qui peuvent y trouver aussi un plaisir. So call me maybe !
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